C'est marrant, parce que au début j'ai
cru que j'allais me plaire à Tana.
Les gens sont plutot
calme et reservés, ça me convient, j'ai justement horreur des
braillards. Ca m'arrangeait, parceque mon intention était de m'installer définitivement, j'avais (imprudement) jugé avoir atteint l'âge de me fixer et d'arrêter de jouer au pigeon voyageur.
Mais en fait j'ai rapidement trouvé ça
pénible cette manière merina de ne pas regarder son interlocuteur
dans les yeux, de ne pas poser les questions qui fâchent, de ne
jamais donner son avis, de ne jamais contester, de ne jamais râler,
de choisir systématiquement le consensus le plus mou quand il
faudrait trancher dans le vif au risque de mécontenter certains.
Cette manière aussi de vivre pour et par sa famille élargie, en
laissant le minimum de place pour le reste du monde.
Ce comportement s'appelle, plus ou moins, le
fihavanana.
C'est un concept flou qui se manifeste
sous différentes formes. Les réunions de famille du dimanche par
exemple, où tout le monde se force à sourire à en avoir des
crampes aux lèvres. Où tout le monde est censé venir, et tant pis
pour ceux qui ont envie d'aller voir ailleurs. Où l'escroc de la
famille, celui qui doit de l'argent à tout le monde, qui a engrossé
une cousine et vendu la voiture que son neveu lui a prêté, ne sera
jamais sermonné. Où on se dépêche de chanter tous ensemble, pour
se rapprocher de l'illusion rêvée d'un choeur uniforme.
On aime, ou on aime pas. Moi, j'aime
pas. J'ai tout de même essayé pendant quelques années, mais non,
ça ne passe pas.
Alors voilà, je suis rentré, j'ai
lâché le morceau.
Pour différentes raisons, certaines
très connes comme la pollution urbaine, mais tout de même
principalement à cause de l'art de vivre merina, dont le fihavanana
n'est qu'une facette. D'autres facettes sont agaçantes, comme le
système de castes, le racisme anti-noirs anti-chinois anti karanas,
la frime tapageuse des friqués, l'inexistence de bars ouverts le
soir, la classe politique spoliatrice, le respect absolu
de la hiérarchie et de l'ordre établi...
Et, aussi, la difficulté à se faire
des amis. J'ai constaté que quasiment tous mes amis malgaches sont
un peu spéciaux, ils ont passé du temps à l'étranger, et donc ils
ne se comportent pas tout à fait pareil. Les malgaches qui ne sont
jamais sortis de Tana sont moins abordables. D'ailleurs je connais
même des malgaches qui se plaignent d'avoir du mal à se faire des
amis!
Autour de moi je vois plein de français
qui n'ont carrément pas d'amis malgaches, et qui l'admettent plus ou
moins, c'est pas grave on peut vivre entre nous confortablement,
entre kudeta et mojo le soir, et entre Ste Marie et Ampefy le we. Moi
ça ne me convient pas (bon surtout c'est trop cher pour moi!).
Bien sûr il y a des contre-exemples,
des étrangers très sociables et très à l'aise à Tana (mais
attention ami lecteur, pas d'emballement au cas où tu citerais ton
exemple, je ne comptabilise pas les amis de ta femme
parmi tes amis).
C'est très bien, mais ce n'est pas mon cas, c'est bien sûr largement de ma faute, j'ai eu à Tana une vie sociale très limitée par rapport à l'ensemble de tout ce que j'ai
vu auparavant. J'ai même pas appris à parler malgache. J'ai donc décidé que j'avais intérêt à me barrer,
pour ne pas finir comme trop d'expatriés, alcoolique, aigri,
fatigué et enfermé dans un petit cercle de complices du même tonneau.
Quoique au final j'ai eu un mal de
chien à vraiment partir, je suis resté trop longtemps, je me suis
attaché à trop de monde. J'ai eu les larmes aux yeux pendant les
semaines précédant mon départ, et je vais les garder un petit
moment. Bien que j'aie autre chose à penser :
je me retrouve tout couillon sans boulot sans revenus et sans maison dans une
france qui affronte son pire automne depuis 20 ans, sa pire crise
depuis 70 ans, et son pire président depuis le précédent.
Ca tombe
mal.
Bon, on verra bien. Advienne que
pourrave.
Par kisifi, Mardi 23 Decembre 2008 à 15:49 GMT+2 dans mada (article, RSS)
Vos commentaires
Le Mardi 23 Decembre 2008 à 19:00 GMT+2, par Volana
Kssss, quel mauvais esprit. Sur le fond tu n'as pas entierement tort, mais je ne connais pas de français à Tana avec plus d'amis gasy que toi. Tu nous aimes plus que ce que tu dis. Tu sera toujours le bienvenu.
Le Jeudi 25 Decembre 2008 à 09:56 GMT+2, par Karana
Ma haine envers les français est plus que jamais renforcé après avoir lu l'article de l'autre pecno.
Le Jeudi 25 Decembre 2008 à 11:59 GMT+2, par Yop
Lol. Le cadeau de Noël en forme de grenade dégoupillée. Comment se fâcher avec tout le monde en un chapitre.
J'adore le warning sur les "amis d'ta femme". Je vois exactement de quoi il s'agit! J'en connais plusieurs qui se prétendent bien intégrés mais qui se sentiraient très seul une fois enlevé la belle-famille!
Le Jeudi 25 Decembre 2008 à 19:37 GMT+2, par Riton
Aie! c'est une surprise de voir quelqu'un d'aussi ouvert, capable de tant d'analyses très fines de situations que nous avons tous vécus, sans être capables d'en extraire comme lui les mots qui pourtant décrivent bien notre ressenti collectif.
J'ai attendu longtemps la fin de son long silence mais je ne me doutais pas de ce renoncement final. J'aurais pu m'en douter: dans le monde des coopérants on décrit trois stades successifs que traversent les expatriés. D'abord le grand enthousiasme devant la nouveauté et l'ampleur de la tâche à accomplir. Puis un stade plus mou où on se fait aux raisons locales qui sont en grande partie responsables de l'empêchement que la situation évolue et, pour finir, le stade où on attend l'avion qui vous ramènera.
Personnellement, cela me manquera de lire ces chroniques.
Je souscris complètement au constat qu'on a peu d'amis malgaches. On ne fait évidemment pas partie de leur tribu, de leur famille élargie qui est le seul périmètre qu'ils semblent décrire en privé. Les seuls qu'on arrive un peu longtemps à fréquenter ont passé en général plusieurs années à l'étranger, ou ont un oeil sur les "coopérations" qu'ils peuvent mener avec vous (vous savez ce que "coopérer" veut dire dans ce pays). Le fait même que je parle l'Ambaniandro est une raison de plus en ma défaveur. Sur les plateaux on en déduit tout de suite que je connais et comprend trop de choses et suis donc à éviter. Sur la côte on préfère souvent me parler en français pour éviter de parler "merina". Même ma femme malgache préfère que j'évite toute intervention dans cette langue car je pourrais être assimilé aux "vazaha lany mofo" ou bien aux "monpera" de tout poils qui hantent les rues.
Si on prend un peu de recul, on voit bien que les gens de la (peu nombreuse) classe moyenne nous sont inaccessibles pour des questions purement techniques de gigantisme de nos différences de revenus et les riches le sont, eux aussi, pour leur suffisance et leurs comportements scandaleux. Songez que S.M. Ra8 va changer son "force one" (!) car il a perdu quelques heures dans des escales techniques lors de ses voyages récents.
Investir quand on vous refuse de posséder quoi que ce soit est un folie de doux dingue. S'investir dans des actions mixtes conduit quasi systématiquement à des spoliations qu'on a du mal à imaginer possibles dans nos contrées.
De façon très triste, la situation est vivable pour nous seulement si nous refusons de nous impliquer (et même sans doute de nous informer sur ce qui se passe), de regarder les malgaches comme des étrangers à nos aspirations et à nos causes, de fréquenter les lieux faits pour nous et les personnes qui nous acceptent. On en est revenu à la situation du temps de nos pères où la colonisation instaurait une séparation entre les deux communautés. Très difficile à accepter en 2009.
Le Vendredi 26 Decembre 2008 à 18:29 GMT+2, par rrriton
Riton à écrit :
« Investir quand on vous refuse de posséder quoi que ce soit est un folie de doux dingue. S'investir dans des actions mixtes conduit quasi systématiquement à des spoliations qu'on a du mal à imaginer possibles dans nos contrées.
De façon très triste, la situation est vivable pour nous seulement si nous refusons de nous impliquer (et même sans doute de nous informer sur ce qui se passe), de regarder les malgaches comme des étrangers à nos aspirations et à nos causes, de fréquenter les lieux faits pour nous et les personnes qui nous acceptent. On en est revenu à la situation du temps de nos pères où la colonisation instaurait une séparation entre les deux communautés. Très difficile à accepter en 2009 »
Les pays pauvres , dits « en développement » , souffrent d’un grave déficit en terme d’investissement et d’éducation , surtout technique
C’est une des raisons pour laquelle les pays « riches » (.en fait les contribuables, parfois bien modestes, de ces pays) , rémunèrent grassement cette coopération dont vous semblez être ?
Votre regard sur la société malgache, à laquelle je n’appartiens qu’à moitié,(je suis de ceux dont les amis de la femme….) m’a souvent intéresse et amusé , mais ne croyez vous pas qu’à contrario , « nous » (les vahiny ) ayons à apprendre en terme de relations humaines et d’organisation sociale ?
moi, j’aime le fihavanana et le repas du dimanche !!
et les modestes « actions mixtes », entreprises ici depuis 8 ans , m’ont amené à des profits jusque là très équitablement partagés !!
je crois aussi , que pour beaucoup d’européens, le temps de la » colonisation de nos pères » , est bien loin d’être révolu :
Combien de Français investissent à Mada , attirés par l’image d’une main d’œuvre docile et bon marché,
Combien d’autres , confondant une écrasante supériorité économique (sans aucune prise de risque) , parfois technique ( agents consulaires, coopérants) , avec je ne sais quelle omnipotence , sont incapables de se fondre dans « l’étranger » , de se métisser culturellement , au moins pour un temps,
Dans l’esprit, ce n’est pas de la colonisation de nos pères dont il s’agit , mais plutôt de celle de nos arrières grands pères , relisez les bons auteurs !, l’affichage « humaniste » du 19éme siècle ayant lentement cédé devant un affairisme bien mieux assumé, et maintenu par la force (hors sujet en 2009, bien sur…)
Nous les « vahiny » sommes, à mon sens, parfaitement admis à nous informer , à nous impliquer , là ou nous le voulons, mais à condition de ne pas faire éternellement état de nos références culturelles ou sociales
Ne croyez vous pas que c’est à nous à épouser, les aspirations et les causes des malgaches, et non l’inverse
Le Vendredi 26 Decembre 2008 à 19:20 GMT+2, par Madagascan
Voilà une fin bien triste, mais O combien logique.
Je te souhaite de rebondir très vite (et bien).
Je suis un peu idéaliste, alors je crois que les bonnes âmes s'en sortent toujours.
Et bien que nous ne nous connaissions pas, j'ai le sentiment que tu es une de ces bonnes âmes.
Steph
Le Samedi 27 Decembre 2008 à 07:42 GMT+2, par Riton
cher rriton,
"Ne croyez vous pas que c’est à nous à épouser, les aspirations et les causes des malgaches, et non l’inverse"
Il me semble que ces aspirations soient malheureusement très basiques: manger à sa faim, se loger de façon décente, accéder aux soins médicaux...
Avec un smic malgache (même pas 25 euros) vous pouvez payer un loyer de misère, acheter deux sacs de riz, du charbon pour la cuisson, une ou deux bouteilles d'huile et payer l'écolage de vos enfants. Il vous reste parfois de quoi payer la Jirama, l'électricité parmi les plus chères du monde. Sinon on vous coupe une fois de plus le courant. La viande, les fruits, les vacances, c'est pour ...les autres.
En fin de carrière, un fonctionnaire (comme un instituteur) gagne 55 euros par mois.
C'est dire que les perspectives d'enrichissement en vue d'une retraite paisible sont nulles. Il est donc essentiel de faire beaucoup d'enfants car vous serez plus tard à leur charge. Ce qui nous ramène à un partage des gains misérables par pas mal de personnes. D'ailleurs ces chiffres sont à pondérer par le fait que le taux d'emploi est très limité et que des redistributions de ces gains se produisent au sein des "familles élargies".
"Epouser les aspirations et les causes des malgaches" dites vous. Il n'y a que l'éducation et l'action politique sur le long terme qui puisse aboutir à une création et une redistribution équitable des richesses. Or la politique est affaire exclusive des nationaux et n'est pas constituée dans ce pays par un débat d'idées mais par un pillage des richesses nationales au profit des vainqueurs des élections. La liberté d'opinion et d'expression n'existe pas. La contestation conduit les étrangers à Ivato et les nationaux à Antanimora.
Dites moi donc, vous qui savez, comment on sort de cette quadrature du cercle et surtout, pour ce qui nous occupe ici, comment un étranger qui vit à Madagascar peut se comporter de façon constructive dans cet environnement.
Cordialement.
Le Samedi 27 Decembre 2008 à 14:36 GMT+2, par rrriton
Non, je ne sais pas grand-chose !
Quelques séjours professionnels à l’étranger ont d'ailleurs fini de me convaincre que j’en savais encore moins !
J’ai beaucoup apprécié ce blog, et n’ai rien à redire à l’essentiel de vos constats cher riton
mais , est-ce à nous (enfin plutôt vous... moi je suis trop vieux!) d'y changer ? et qu'avons nous à proposer en échange ?
Je crois toutefois percevoir pourquoi les autorités , qui ne sont pas de votre goût , et quelques malgaches « moyens » que je fréquente , préfèrent se tourner vers une coopération asiatique et notamment chinoise avec laquelle ils se sentent plus à l’aise
Ceux-ci ne se croient pas obligés de refaire 1789 (au mieux) ou 1895 (au pire) au non de valeurs prétendument universelles et font simplement et humblement leur boulot !
Lequel est d’aider les gens à satisfaire leurs besoins, là ou la famille élargie ne suffit plus
« Il me semble que ces aspirations soient malheureusement très basiques: manger à sa faim, se loger de façon décente, accéder aux soins médicaux «
J’ajouterai « donner à leurs enfants la meilleure éducation possible »
Bonne chance au sympathique auteur de ce blog , et à vous-même cher monsieur
Le Samedi 27 Decembre 2008 à 14:58 GMT+2, par kisifi
"Ne croyez vous pas que c’est à nous à épouser, les aspirations et les causes des malgaches, et non l’inverse""
Ah mais justement, c'est ce que j'ai fait.
En revenant en france j'ai épousé l'aspiration des malgaches qui rêvent d'obtenir un visa et un billet d'avion pour pouvoir se tirer de tana. J'ai aussi rendu service à ceux qui trouvent qu'il y a trop de français à Mada.
Plus sérieusement, ma réponse à votre question est : Non. Parceque comme le dit Riton les aspirations des malgaches sont variées et que je ne peux pas à la fois épouser celles de Mr R., chef de l'état et multimillionaire, et celles de Me R., esclave domestique pour 20€ par mois. Pourtant, ils sont tous deux bien malgaches.
C'est aussi absurde que les véleités de christine Boutin de vouloir définir des "valeurs communes" à imposer aux immigrés en france. Quelle connerie, bon courage pour définir des valeurs communes entre, par exemple, Bruno Megret et JM Le Clezio.
Et ma réponse est aussi : Oui, à donf, et le fait est que j'ai adhéré aux aspirations de nombreux malgaches qui, par exemple, aimeraient que Tana soit plus animée le soir (tout comme d'autres estiment inconvenant de vendre des brochettes et de l'alcool à analakely), aimeraient être plus libres le dimanche (opinion en particulier de plusieurs de mes collègues de travail, vaguement jaloux de ma liberté à disposer de mes we), estiment que le fihavanana a été dévoyé par des décennies d'instrumentalisation par les autorités politiques et religieuses, trouvent crispant qu'il soit aussi difficile de critiquer le système sans passer pour un fouteur de troubles, etc etc. J'aurais très bien pu faire comme d'autres français et vivre ma vie sans prêter attention à tout cela, bien au chaud dans ma bulle d'expatriés.
Cependant tout le monde est libre d'avoir son opinion, tant mieux si ça vous plaît les repas du dimanche! C'est nettement mieux que de faire du business à Mada sans frayer avec les autochtones, comme au bon vieux temps de la ségrégation - sur cela nous sommes complétement d'accord.
Je tiens aussi à préciser : je ne parle que de tana, pas de toute l'ile.
je serais curieux de savoir à quoi vous pensez quand vous dites que nous avons à "apprendre en terme de relations humaines et d’organisation sociale" ?
Le Samedi 27 Decembre 2008 à 22:32 GMT+2, par rrriton
« je serais curieux de savoir à quoi vous pensez quand vous dites que nous avons à "apprendre en terme de relations humaines et d’organisation sociale" ?
bon , je n’ai pas votre facilité de plume , mais je vais essayer de vous répondre, tout en étant bien certain de ne rien vous apprendre
relations humaines : j’aime la douceur et le respect , j’ai horreur des vociférations
Tombez en panne en brousse , on viendra s’enquérir de vos problémes
demandez votre chemin , même à Tana, je parierai que l’on risque de vous accompagner pour un bout de route
regardez une engueulade entre un malgache et un vahiny…
entrez dans un commerce ici et là bas , j’imagine que vous faites la différence
je sais on me rétorquera que c’est intéressé,…. pas toujours, et même si….. c’est au moins plus agréable
quelques petites histoires vécues :
perdu quelque part en brousse , j’entre par mégarde dans un champ cultivé avec un gros 4*4 en essayant de faire demi tour, et écrase quelques plants , (un vrai porc quoi !!) le paysan accoure son coupe-coupe à la main ! j’explique mon erreur, la nuit tombe, il montera avec moi , me guidera jusqu’à la bonne piste, et reviendra à pied….. bon …. je vous vois venir… bien sur, je l’ai dédommagé
sur un marché de brousse, mon « aide chauffeur » , va acheter quelques bricoles, à un marchand qui est assis au sol , derrière son étal, il s’accroupit, parce qu’il est inconvenant de dominer son interlocuteur….
En moto, loin de Tana, croyant bien faire, j’achète une chambre à air neuve et chinoise , le pneu éclate après 50km , des cyclistes m’accompagneront jusqu’au réparateur
Le réparateur ira, à vélo , chercher une autre chambre à air, comme c’est la même saloperie, la scène se reproduira ,avec quelques variantes, 3 fois sur quelques dizaines de kilomètres
Jusqu’à ce que je comprenne, et remonte ma vieille chambre à air « européenne », toute rapiécée, qui me ramènera à Tana
Je sais, ils n’ont que ça à foutre……
A j’oubliais, à un moment je dois laisser mes sacoches en garde à une vieille dame , chez un des « réparateurs » il y a certainement là-dedans , la valeur de plusieurs mois, (années ?) de travail des uns ou des autres , je retrouverai le tout intact
Je ne voudrais pas idéaliser, je sais bien que l’on peut aussi se faire arnaquer, en douceur, ou sans douceur….
Organisation sociale :
La famille « élargie », justement :
les enfants de celui qui connaît des malheurs, adoptés plus ou moins définitivement par d’autres
L’emploi, en famille, chez celui qui a réussi, ….je sais, d’autres diront exploitation….
Le secours à la veuve, pour enterrer dignement, et survivre … je sais aussi, « ils » feraient mieux de s’occuper des vivants…..
L’hébergement des « ray-aman-dreny » chez leurs enfants… je sais, il y en a aussi à la rue
Bon encore une fois, je ne veux ni idéaliser ni vraiment convaincre
ce que je veux marquer , c’est que cette société fonctionne, à sa manière, et,selon moi plutôt mieux que d’autres, parfois beaucoup moins pauvres
Que malgré les multiples ethnies, les fantastiques écarts de richesse, l’emprise des différentes religions, à part le massacre de comoriens à Mahajanga il y a une trentaine d’années, ce pays vit en paix,
Je ne suis pas certain que la « lutte des classes « serait plus bénéfique
Combien de morts en 2002 ? Imaginez la même « crise » en Afrique…d’ailleurs il n’est pas besoin d’imaginer, il suffit de regarder le JT, mais je n’ai pas de télévision
Ceci dit, je vous rejoins ailleurs, les enfants et des familles entières qui vivent sur les décharges à Tana ou Diégo, c’est inacceptable, le kéré dans le sud, la famine sans cesse renouvelée dans le sud est, également
Je connais aussi des malgaches qui hurlent, si on leur parle d’un peuple fondamentalement gentil…. Mais eux-mêmes, ne sont pas très méchants
Et puis bien sur, vous avez raison , Tana n’est pas Mada
Je suis sur de ne pas adhèrer aux « valeurs communes » de mme Boutin et encore moins à celles de Mr Megret..
je regretterai votre blog
Le Lundi 29 Decembre 2008 à 06:32 GMT+2, par Riton
J'ai la nostalgie d'un temps où les malgaches étaient beaucoup plus riches (j'avais 15 ans en 1960). D'accord ils étaient colonisés et c'est une situation insupportable. Mais la relation d'individu à individu avec eux était beaucoup plus simple. Le tissus économique du pays n'avait pas encore été détruit par des nationalisations aveugles bénéficiant aux amis de l'Amiral mais qui ne disposaient malheureusement d'aucune connaissance ni de sens des affaires. (Même de nos jours et dans nos contrées nous devrions nous méfier de la "discrimination positive").
Mais le pays était dans la zone CFA les productions locales étaient nombreuses et l'argent que l'on gagnait avait de la valeur. Ce qui a changé, et je m'en suis expliqué ci-haut, est que sans "débrouillardise" on ne peut survivre aujourd'hui à Mada. Tout est soumis à des "bricolages" et en particulier les relations qu'ils peuvent envisager avec ces banques ambulantes que sont devenus, en valeur relative, les vazahas ne sont jamais dégagées 'arrières pensées $$.
Dans ma classe de seconde du lycée J.J.Rabearivelo nous organisions souvent des sorties entre élèves pour aller danser avec un tourne-disque au km 22 de la route du Sud (Ambatofotsy). On prenait le taxi brousse. Chacun payait sa part sans aucun problème, que ce soient des karana, chinois, malgaches ou français. Il n'y avait pas de barrière de fric entre nous. Les adolescents que nous étions ne se percevait même pas comme différents, même si nos cultures, religions, peaux,...nous marquaient de différentes façons.
L'autre fois, en passant à Rabearivelo, je tombe sur un ancien élève qui est actuellement contrôleur des impôts. On discute pas mal et à midi je l'invite à manger avec moi au Saka. C'est là que j'ai une chambre et c'est près de chez lui. Une fois assis à table il regarde la carte avec effarement. Il ne pensait pas qu'on puisse consacrer des sommes aussi folles, juste pour manger. Je le rassure en lui disant qu'il était invité et qu'il n'avait qu'à en profiter pour faire une expérience culinaire. Il opte pour un steak tartare. Et, tout en continuant à discuter, je m'aperçois qu'il ne mange pas...Quand je lui pose la question il me dit: "c'est cru...". Je souris et redemande la carte pour qu'il puisse commander autre chose. Cela a augmenté sa "culpabilité" en doublant la partie de l'addition qui le concernait, déjà qu'il avait peine à admettre qu'on puisse ainsi "gaspiller" son argent. J'avais fait une grosse bourde.
Depuis je n'ai jamais fait cette erreur de "transplanter" des gens qui ont évolué petit à petit vers un autre monde et qui ne peuvent même plus être à l'aise avec nos standards de vie. Il me reste à courir le risque de gastro (au minimum) en partageant avec eux les "mofo gasy" et autres "composés" des gargottes. Et là, c'est moi qui ne suis plus adapté.
Le Mardi 30 Decembre 2008 à 09:20 GMT+2, par SSD
Ca se voit en tout cas que l'auteur de cet article n'a pas voyagé dans les pays asiatiques comme le Laos, la Thaïlande ou le Vietnam, qui ont les mêmes modes de pensée que les Malgaches. Ce qui intéresse les Malgaches des Vazaha, c'est uniquement l'argent, donc comprenez pourquoi ils ne vous contredisent pas, il y a un intérêt bien clair.
Le Mardi 30 Decembre 2008 à 11:41 GMT+2, par rrriton
"Ce qui intéresse les Malgaches des Vazaha, c'est uniquement l'argent"
que voulez vous dire?
que les (des) malgaches ne s'interessent aux vahasas que en tant que "portefeuille sur pattes"?
ou bien
que les (des) vasahas ne s'interessent à ce pays que pour y faire de l'argent?
rien n'est faux, seulement réducteur, bien d'autres relations peuvent ,heureusement , se nouer là bas comme partout entre "cultures" différentes , c'est certainement une question de volonté, peut etre aussi de chance.....mais la chance , c'est bien connu , se merite
bon ....c'est la tréve de noel, alors je me retire sur la pointe des pieds
chhuippp,chhuippp,chhuippp,chhuipppchhuippp,chhuippp,chhuippp,chhuippp
Le Mardi 30 Decembre 2008 à 13:32 GMT+2, par Riton
SSD,
vous omettez la Corée du Nord dans vos modèle de la pensée malgache...N'a-t-elle pas été l'inspiratrice de L'Amiral dans les années du naufrage socialiste ?
Le Mardi 30 Decembre 2008 à 17:45 GMT+2, par moi
oh c'est pas joyeux joyeux tout ça, enfin je ne vais pas polémiquer, c'est la fin de l'année, une nouvelle ère commence pour toi alors je te souhaite bon courage et j'espère pouvoir continuer à lire tes notes même si elles parlent d'autre chose dorénavant. En tout cas j'espère au moins que tu as t'es enrichi de ton expérience à Madagascar! Bonnes fêtes et déjà bonne année!!!!
Le Jeudi 1 Janvier 2009 à 02:26 GMT+2, par Nirina
Riton:
Je susi fasciné Riton de voir comment tu vivais à l'époque coloniale. Mes parents aussi ont cette nostalgie de "du temps des français".... Il y a quand même des choses que toi (et mes parents) ne prennent pas en compte: l'administration coloniale a favorisé les français, (c'est pas une colonie française pour rien), les chinois, les "karana", et les malgaches privilégiés. La grande majorité du peuple vivait dans un état d'extrême pauvreté à la campagne ; je n'ai pas de chiffre, mais je le sais par ouï-dire sur l'expérience de certains ; de plus, as-tu entendu parler de l'indigénat?
Un pays doit se construire. Elle se construit par l'expérience qu'il acquiert mais surtout par la possibilité de faire ses propres choix (bon ou mauvais) fait en toute indépendance et surtout de continuer à pouvoir le faire. La Chine a fait le mauvais choix de la révolution culturelle qui lui a coûté une famine avec plus de 60 millions de morts à la fin des années 60 (la population de la France!). Pourtant tous les choix qu'elle a fait, toute l'expérience qu'elle a rencontrée, lui ont permis d'aboutir là où elle est actuellement. La Chine n'a pas le même niveau qeu la France évidemment mais malgré tout, le pauvre malgache que je suis espère qu'un jour que son pays atteigne ce niveau.
Le Jeudi 1 Janvier 2009 à 15:40 GMT+2, par Riton
Nirina,
"La grande majorité du peuple vivait dans un état d'extrême pauvreté à la campagne"
voilà une phrase dans laquelle je ne reconnais pas la réalité. Je vivais à Tsyroanomandidy entre 1950 et 1954. Ce n'est pas la ville mais les gens étaient riches. Ils élevaient des zèbus en grande quantité qu'ils revendaient à des sociétés comme l'Emyrne qui fabriquait des conserves de viandes bovines ou à des exportateurs (car à l'époque votre pays exportait beaucoup de choses). Les cuirs des animaux abattus étaient transformés en cuirs (Société OTTINO par exemple) et transformés par les artisans locaux en sacs, valises, etc, etc...
Ensuite j'ai vécu à Marovoay, Anjozorobe, Beroroha et je ne vais pas, par paresse, vous détailler les richesse locales à ces moments là.
Beaucoup de ces sources de richesses ont actuellement disparu. Les quelques bovidés qu'on voit encore au marché de Tsydidy sont assez faméliques, souvent malades et il faut bien faire attention avant de les acheter. Les propriétaires sont terrés chez eux la nuit dans l'attente de se faire piller par les dahalo. Beaucoup, ruinés par les vols, ont abandonné. Pourtant les tanety sont toujours là et l'immense Bongolava est devenu bien peu productif...pendant que la population a presque décuplé.
A l'époque il y avait des dispensaires publics. Soins et médicaments étaient gratuits, sans distinction de race ni d'origine. C'est là que j'ai appris le malgache, fondu dans la société locale dont on ne peut pas dire que ce soient des malgaches riches ou nantis. Ils avaient à l'époque de quoi vivre à l'aise et de pratiquer fréquemment leurs coutumes (retournements, etc..). Presque tous les dimanches il y avait des mpilalao sur la place du village et, le cul dans la vovoka, on écoutait religieusement ces poupées genticulantes proférer leurs chants moralisateurs.
Vous pouvez prétendre ce que vous voulez. Cela ne peut changer mes souvenirs qui sont, eux, bien réels et ne me parlez pas de racisme ou de différences de traitement. Nous étions seulement 5 familles de français à Tsydidy. Autrement dit, et pendant trois ans, nous avons été des malgaches de fait, sans distance ni ségrégation. Seulement des différences culturelles, mais pour les jeunes enfants que nous étions cela n'avait aucun impact.
Je rappelle qu'il y avait à cette époque un avion postal par semaine et qu'il fallait deux jours de piste pour rejoindre Tanà en 4x4 ou en camion (Armand Rasoanaivo, transporteur, grand ami de mes parents, son fil a été député de Tsydidy il y a quelques années).
Evidemment, c'est plus confortable de penser de façon manichéenne, que le joug colonisateur a été insupportable. C'est vrai de façon théorique: il n'est absolument pas supportable de penser que des étrangers font la loi chez vous, et j'y souscrit complètement. Mais en profiter pour dire que le malheur et la pauvreté étaient le lot commun des "indigènes" (pardon, j'ai voulu faire d'époque) me paraît très exagéré. Le niveau des facilités à disposition de la population y étaient au contraire bien supérieur (routes, sécurité, hôpitaux, enseignement (mais hélas "nos ancêtres les gaulois"), administration), à ce qui est à disposition aujourd'hui des malgaches.
Je vais prendre un dernier exemple. Beaucoup d'hommes nés avec la condition d'esclave (andeva, je crois) échappaient à ce sort en s'enrôlant dans l'armée française qui, évidemment, n'en tenait pas compte. Pour eux cela été la libération d'un carcan social moyen ageux.
Tout n'était pas rose. Avec les idées d'aujourd'hui on a même du mal à considérer que nos parents et grands parents ont commis ces colonisations au noms de principes qui ont tous fait long feu. Mais vos parents se souviennent avec émotion de ce temps, ainsi que beaucoup d'autres dont je suis. Nous sommes peut-être devenus tous gâteux.
Ou peut-être que "blanc ou noir" c'est trop simple.
Mais "gris" c'est bien triste!
Amicalement.
Le Jeudi 8 Janvier 2009 à 02:24 GMT+2, par BRUNEL
bonsoir
je voudrais savoir le cout de la vie a madagascar?
si je peu m expatrier facilement?
si on parle francais car moi et les langues??
Le Jeudi 8 Janvier 2009 à 12:34 GMT+2, par treton
une fin en "valse triste" façon Sibelius
"""une veuve inconsolable danse ,lors d'un bal, une valse avec son époux chéri revenu d'outre tombe par la force de l'amour qu'il a pour elle.....
en fait c'est satan ,habillé des formes du défunt qui meme la danse pour mieux séduire cette âme irreductible"""
l'illusion Kisifi .......l'illusion !
tu n'est pas rentré parce que les malgaches ....la pollution ....les ceci ,les cela .......non ! tu es rentré parce que l'illusion est finie;celle là meme que TU as batis . car les malgaches ,le pays et ceci et cela eux n'ont pas changés depuis ton arrivé : ils etaient dejà comme ça!!!
et soudain tout t'es apparu tel quel !sans fanfreluche ni paillette : nu
et là ,c'est moins drôle.............. adieu donc kisifi
ou plutot a bientot ,car bien sur ,une nouvelle illusion viendra aussi surement que le soleil succede a la nuit.....................l'homme n'est fait que des reves qu'il se propose de vivre
un coucou de bonne année a tous et singulierement a karana qui est toujours aussi con et là c'est pas une illusion !
Le Samedi 10 Janvier 2009 à 18:20 GMT+2, par rotsaka
Ah non, pinaise, plus de MaBulle.
Je ne venais que rarement vu le rythme erratique du blog ces derniers temps (années) mais fichtre y avait souvent du bon ou du tres bon.
Entre les posts du début, le bonheur et la joie de la decouverte et puis la revolte ou l ironie et la langue bien pendue, et puis les posts de la fin, plus réfléchis et plus pondérés suremment mais généralement tout aussi savoureux. C etait generalement du bonheur. Pas de langue de bois et des debats sympas, animés et souvent teintés de pas mal de culture, ce qui ne gate rien. Je relis parfois les joutes kisif vs l'ancien concernant le développement, les fomba gasy etc etc...
S installer, dans le sens définitivement, a l etranger n est pas simple et puis Tana n est pas forcément une capitale facile a vivre. Quitter un reve ou une illusion cf ci dessus est un dechirement, l intelligence c est de savoir renoncer et de ne pas se perdre. Bravo, tellement malheureux de rencontrer certaines épaves naviguant dans les humeurs vaporeuses du toaka, les yeux vides et les reves envolés.
En esperant alors que le retour en France n est pas considéré comme un échec mais bien plus comme une renaissance. Et comme dirait Conan le Barbare, une référence, ce qui ne te tue pas te rend plus fort.
Bonne vie.
Le Mercredi 21 Janvier 2009 à 16:04 GMT+2, par Tombo
Je suis merina, vivant à Paris, et uje te comprends fort bien. Tes conclusions, elles pourraient être les miennes. Et pourtant, je suis né là-bas; j'ai grandi là-bas. J'ai compis que si je devais y revenir (j'ai esayé plus d'une fois), je devais m'exiler sur les côtes où la vie est plus douce. Exilé dans mon propre pays ? Non, ça ne me tente pas, alors je reste ici.
So long, mon ami. Je suis sûr que tu t'en tireras
Le Jeudi 5 Fevrier 2009 à 13:58 GMT+2, par pagetronic
rrriton tu t'en rendras compte un jour,
là tu nous étale un tissus de conneries
Madabulle avec ton départ je t'ai reconnu
T'as sus garder le secret 
Je suis le prochain 
Le Jeudi 5 Fevrier 2009 à 17:44 GMT+2, par kisifi
Pagetrognon, je reconnais ton expertise en tissus de conneries, mais c'est pas une raison pour insulter les autres commentateurs!
Ou alors, argumente.
Le Vendredi 6 Fevrier 2009 à 10:12 GMT+2, par bacalan
Bonjour,
quel dommage que ce blog s'arrête là; avec les évènements actuels, j'imagine les articles que nous aurait pondu Kisifi !!!
si you laiteur !!
Le Samedi 7 Fevrier 2009 à 18:06 GMT+2, par Blackfoot
Dommage, en effet,que l'histoire se finisse,en demi-teinte, après avoir commencé ss
doute comme l'expédition de Sicile commandée par Alcibiade qui partit ss les meilleurs auspices et ...,comme la jeunesse qui perd en chemin, une à une ,ses illusions.Voir la page des Mémoires d'Outre-Tombe où Chateaubriand fait le parallèle avec la jeunesse.
Laissons la culture de côté .Retour au réel,plein d'urgence ces jour-ci à Mada.
Depuis peu tournée vers ce pays ( 4 AR en un an) et à la veille d'y repartir pour 2 mois
si la situation le permet ,je découvre et me trouve en résonance avec l"essentiel de ce bilan bien tapé qui conclut une expérience engagée, si j'ai bien compris, ds le meilleur état d'esprit possible.
Les années ,la réalité viennent à bout des illusions.Heureusement qu'elles ont une capacité à se reconstituer,différentes, nécessaires,comme les rêves.
J'ai découvert un peu tard ces magnifiques échanges entre kisify et rriton. Du senti, du vécu, bien documenté et un bel emballage de mots, ce qui ne gâte rien.
Mon projet de cours à l'Alliance Française à Tana qui "semblait" bouclé risque de
capoter.Avec deux Présidents..... Sursum corda quand même!
J'espère qu'il y aura un repreneur de la chronique, avec une plume aussi lucide et tonique.Bonne chance à celui qui est derrière ce pseudo!
Le Mardi 24 Fevrier 2009 à 06:48 GMT+2, par l'ancien
Ah bah merde, c'est ballot...
Juste au moment où nos amis Gasy nous ont fait un joli son et lumière, garanti fait main, tout à l'ancienne avec des vrais morceaux de démocratie dedans.
T'aurais vu c'te poilade ! On dira ce qu'on veut mais la gestion de manif à la Kalach + grenades offensives ça t'a tout de suite un petit cachet "tropical" pas dégueu...
"Yahourt man" vs "train qui speed" ça sonne comme du catch américain. Je sens que le développement est en route...
Malgré ton couplet de départ fielleux sur les Merinas, tu n'as même pas le droit à un torrent d'insulte des jeunes turcs tanariviens. Impressionnant.
Etre aimé implique des devoirs, mais je ne t'ai rien dit.
Bon, c'est pas tout ça, mais tu reviens quand ?
Le Jeudi 26 Fevrier 2009 à 14:06 GMT+2, par Future_mariee_fauchee
Yo man, j'ai essayé de t'envoyer un mail mais avec la fermeture de lycos...
Ca va ? Tu me dis quand tu es dispo pour le chalumeau et plus aigu si affinités avec mon anche...
Bizbiz
Le Vendredi 22 Mai 2009 à 23:29 GMT+2, par epine de riz
Bonjour,
Je comprends totalement votre position et votre état d'esprit...
Des anecdotes et de la situation des vazahas à Tana, j'en ai fait un petit blog qui commence : les-vazahas-a-tana.blogsp...
Au plaisir de vous lire encore,
Epine de riz