madagascar

Saison des pluies

Vous vous souvenez des clampins de Madagascar Oil, ceux qui confondent le malgache et le latin?

Ben ca se confirme, ils sont pas super bien organisés. Je viens de revoir un des expats qui était parti sur un des chantiers. Il est de retour. A cause de la pluie. Ils viennent de réaliser que c'était pas gérable de bosser quand la moindre averse bloque les camions, dans la gadoue ils font péniblement du 2km/h, quand ils ne s'embourbent pas complétement!
C'est sans importance, ce n'est que partie remise et ils reprendront la saison sèche venue. Sauf que bon, niveau controle de gestion c'est pas terrible d'immobiliser des gros investissements matériels pendant quatre mois! Il s'agit du chantier de teleprospection sismique, la logique aurait été de le démarrer à la fin de la saison des pluies, pas au début.
Au passage c'est marrant cette teleprospection sismique, moi j'imaginais un espece de gros buldozzer qui simule un mini-tremblement de terre en tapant très fort par terre, mais non, c'est plus violent, en fait ils creusent un trou toutes les quelques dizaines de metres, mettent un explosif et boum, ensuite genre ils collent leur oreille par terre et écoutent si le pétrole clapote plus bas. Le tout sur 300 km, en triangle. 

Vos commentaires

1 Le Lundi 12 Fevrier 2007 à 17:19 GMT+2, par rafra

j'ai vu faire ça quand j'étais petit, dans les années cinquante ; les jeudis et pendant les petites vacances (les grandes aussi), j'allais aux champs avec mon papa, dans un petit village du nord de l'Alsace, à l'époque des hommes parcouraient les champs avec des jeeps, ils déroulaient de grosses bobines de "fil de fer", ils creusaient des trous, y faisaient exploser des pétards ; ils cherchent du pétrole, me disait papa ; de fait, ils en ont trouvé un peu, exploité pendant quelques années, puis moins, puis de nouveau un peu plus, au rythme des décisions de l'OPEP et du yo-yo des prix du baril.
La seule différence, c'est qu'il n'y avait évidemment pas de saison des pluies, il y avait beaucoup de grisaille, mais pas de grosses pluies ; pourtant, des fois aller aux champs, sur les chemins ruraux défoncés et mal entretenus, c'était galère pour nos pauvres vaches qui tiraient la charette !
Bon, mais c'était autrefois, dans une ancienne "marche de l'empire", en voie de développement et de désenclavement. Souvenirs, souvenirs !
Pardon de vous avoir embêtés avec ces vieilles anecdotes.

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